Le vin rosé, c’est du vin, bien sûr, et pas forcément de la piquette à touristes.

Comment le fabrique-t-on ?

Il n’y a qu’en Champagne où l’on peut mélanger vin rouge et vin blanc. Et encore, ce n’est pas systématique. Partout ailleurs, le rosé est issu du jus de raisins noirs.

On distingue deux sortes de rosés :

1. Le rosé de pressurage direct : le raisin est pressé à peine vendangé, sans macération ou presque. Le jus obtenu est donc assez clair, la robe est peu soutenue, dit-on, et le vin, plus tard, sera  plutôt léger et fruité.

2. Le rosé de saignée : ici, les raisins sont destinés à devenir principalement du vin rouge. Donc, le jus macère quelques heures avec les peaux, la pulpe et les pépins, parfois avec les rafles (les parties ligneuses de la grappe). Dès que le vigneron estime que le jus est assez coloré, il fait une « saignée », il fait couler une partie du jus qui deviendra le rosé, souvent plus structuré et soutenu que lors d’un pressurage. Le reste de la cuve continue à macérer et donnera le vin rouge qui, lui, sera donc plus concentré.

On constate avec joie que la qualité tend à s’améliorer ces dernières années. C’est que les techniques de vinification évoluent et qu’il faut être un peu incompétent ou malintentionné aujourd’hui pour louper son coup. Le seul risque que l’on prend, c’est de tomber sur une de ces innombrables bouteilles standardisées, ces rosés très clairs aux arômes de bonbon anglais qui se ressemblent tous, ne font pas de grands vins mais n’ont jamais causé de mal à personne. On tâchera, si l’on aime la dive, de s’orienter plutôt vers des rosés de vignerons consciencieux qui pensent aussi « terroir » et « identité ».

On trouve du bon rosé partout, mais les terroirs de Tavel, de Bandol, de Palette ou de Bellet par exemple donnent souvent tout simplement de grands vins, de garde parfois.

Ceci dit, le rosé reste le vin convivial par excellence, le vin qui sait rester humble et compréhensible, et même si dorénavant on le boit l’année durant, il annonce l’été, le farniente et la dolce vita. Et ça, c’est bien essentiel, non ?

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